Ils menacent une famille pour une dette de 10 000 euros.
- Jérôme VINCENT
- 26 juil.
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Dernière mise à jour : il y a 7 jours
Le 18 février 2026, vers 5 heures du matin, deux hommes se présentent au domicile d'une habitante de Segré-en-Anjou Bleu (Maine-et-Loire) et réclament à voir son ex-beau-fils, qu'ils accusent de leur devoir 10 000 € dans le cadre d'un trafic de stupéfiants. Ne le trouvant pas sur place, ils repartent après plusieurs tentatives d'appel infructueuses.
Choquée, la mère de famille, qui élève trois jeunes enfants, fait venir sa nièce à son domicile. Les individus reviennent en fin d'après-midi, vers 16 heures, et parviennent cette fois à joindre l'homme recherché par téléphone. L'échange dégénère rapidement en menaces directes contre la famille, y compris une menace explicite d'enlèvement visant l'un des enfants en échange du paiement de la dette. Les deux femmes parviennent à enregistrer l'intégralité de la confrontation, longue d'une trentaine de minutes, avant que les auteurs ne reprennent leur véhicule, où deux complices les attendaient. Ce sont les enregistrements réalisés par les victimes, combinés aux relevés téléphoniques, qui ont permis aux enquêteurs d'identifier les auteurs présumés.
Avant l'examen au fond, Me Jérôme VINCENT a soulevé une exception de nullité de la procédure, invoquant l'absence de cadre procédural clair et le défaut de communication de certains procès-verbaux. L'audience s'est déroulée dans une ambiance tendue, avec une salle bondée au point que le président du tribunal a dû faire évacuer une partie du public. Les quatre prévenus, dont l'attitude à la barre a été jugée désinvolte, ont tous exercé leur droit au silence. La victime, absente à l'audience, a quitté le département avec ses enfants pour se réfugier auprès de sa famille. Le ministère public a souligné la détermination des auteurs, qui ont tenté de joindre la victime quatorze fois dans la seule journée du 18 février, et a requis des peines d'emprisonnement ferme au regard de la gravité des faits, à savoir 2 et 3 ans pour les auteurs principaux.
Le tribunal a rejeté les exceptions de nullité soulevées par la défense. Sur le fond, les deux auteurs principaux ont été condamnés à des peines d'emprisonnement ferme, respectivement 8 et 18 mois avec maintien en détention.
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Voir les interventions de Me VINCENT en comparution immédiate et au tribunal correctionnel.



